| La truffe se récolte dès le mois de novembre et jusqu'à la
fin du mois de mars. La cueillette, qui exige la présence d'un animal, reste une
opération délicate et toujours aléatoire. LE COCHON raffole des truffes et les recherche de lui-même avec ardeur. La finesse de son odorat le rend très efficace, mais sa gourmandise effrénée impose un evigilance et une fermeté de tous les instants, sous peine de voir abîmées, ou m^me avalées, les truffes qu'il deterre de son groin. En outre, l'animal se fatigue assez vite et son transport est malaisé. Son emploi est de plus en plus délaissé au profit du chien. LE CHIEN, au contraire du cochon, ne s'interresse pas naturellement à la truffe; son travail est aussi sûr qu'efficicace. Spécialement dressé, il apprend à marquer de sa patte l'endroit où il a senti la truffe. Il n'existe pas de race canine prédisposée à la recherche de la truffe; en revanche, on évite de recourir aux chiens de chasse, plus enclins à flairer le gibier que le champignon. LA MOUCHE, dont une espèce pond ses oeufs au-dessus des truffes pour en nourrir ses larves, semble attirée et comme droguée par leur parfum. On la trouve très souvent en vol stationnaire à la verticale de l'endroit où se cache une truffe. Il suffit donc de se placer au ras du sol, et de guetter les minuscules insectes... Technique plus qu'incertaine pour le trufficulteur, mais amusante pour le simple promeneur ! |
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